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L'Herboristerie du Guérisseur

La Guérison au bout des doigts

LE CÔLON IRRITABLE

Le syndrome du côlon irritable ou SCI, touche 10 à 15 % de la population européenne.

Peut-être plus, dans la mesure où une bonne partie de celles et ceux qui en souffrent ne consultent pas. Les bonnes nouvelles : le SCI ne met pas la vie en danger;

il n’est associé ni à un risque de cancer intestinal, ni de maladie inflammatoire,

ni de mortalité.

En revanche, c’est un trouble qui nuit à la qualité de vie. Les personnes souffrant de ballonnements et de diarrhées sont celles qui sont les plus pénalisées. L’IBS* peut perturber le travail, les relations sociales, le sommeil. Beaucoup de ceux qui souffrent d’IBS doivent rester à proximité d’un cabinet de toilettes.

*(Pour irritable bowel syndrome, dans la littérature médicale internationale, c’est le terme qu’on emploie pour désigner le syndrome du côlon irritable.)

Comment diagnostique-t-on l’IBS ?

      On utilise les critères dits « de Rome »

 • Symptômes présents depuis plus de 6 mois,

• Douleur abdominale récurrente ou inconfort plus de trois jours par mois au cours

des trois derniers mois,

• Au moins deux des caractéristiques suivantes:

     - Amélioration avec la défécation,

     - Symptômes associés à un changement dans la fréquence des défécations,

     - Symptômes associés à un changement dans la forme des selles.

D’autres symptômes sont souvent associés et peuvent aider à faire le diagnostic:

• Ballonnements,

• Selles anormales (trop liquides ou trop dures),

• Fréquence anormale (moins de 3 fois par semaine ou plus de 3 fois par jour),

• Difficultés pour déféquer,

• Sensation d’urgence,

• Sensation d’élimination incomplète,

• Élimination de mucus par le rectum,

• Aggravation après les repas,

• Dyspepsie - rapportée par 42 à 87 % des patients,

• Nausée,

• Brûlures d’estomac,

• Léthargie,

• Douleurs dorsales et autres douleurs musculaires ou articulaires,

• Maux de tête,

• Symptômes urinaires :

   - Nocturie,

   - Mictions fréquentes et urgentes,

   - Vessie incomplètement vidée.

• Chez la femme, douleurs pendant l’acte sexuel,

• Insomnies,

 • Tolérance faible aux médicaments.

En plus, les patients qui souffrent d’IBS ont souvent un profil psychologique particulier.

Leurs symptômes sont aggravés par le stress. Ils ont fréquemment un tempérament anxieux ou peuvent souffrir de dépression.

Il est intéressant de noter qu’ils ont consulté dans le passé pour des symptômes extra-gastro-intestinaux et d’autres symptômes qui n’ont pas trouvé d’explication médicale,

ce qui donne un éclairage sur la facette psychologique du trouble, qui est pourtant bien réel.

Environ 20 à 50 % des patients IBS soufrent de fibromyalgie. Près de la moitié des personnes avec

une fatigue chronique ont aussi un IBS, ainsi que la moitié des personnes se plaignant de douleurs pelviennes.

Les médecins aguerris font rapidement le diagnostic d’IBS. Il ne faut bien sûr pas passer à côté de quelque chose de plus de sérieux, comme :

• La maladie cœliaque qui touche 1 % de la population et se manifeste par

des diarrhées chroniques, retards de croissance chez l’enfant, fatigue…

• Une maladie intestinale inflammatoire (Crohn, rectocolite hémorragique…) : diarrhée de plus

de 2 semaines, saignements, perte de poids, fièvre…

• Cancer colorectal : selles sanglantes, perte de poids, douleur de type obstructif, anémie ou

déficit en fer,

• Infection intestinale : diarrhée d’apparition brutale.

L’alimentation et le syndrome du côlon irritable

Beaucoup de patients rapportent que leurs symptômes sont modulés par l’alimentation. Certains aliments soulageraient, d’autres exacerberaient leur état.

Pendant longtemps, le corps médical a ignoré ces témoignages, préférant proposer des médicaments.

Aujourd’hui, de nouvelles recherches montrent que l’alimentation est bien impliquée

dans ce syndrome, même s’il reste beaucoup à découvrir.

Voici un état des lieux.

Le cas du lactose et des laitages

Le lactose est le sucre du lait. Une partie importante de la population (plus de 40 % en France), surtout les personnes d’ascendance méridionale, asiatique, africaine ne peuvent pas digérer le lactose après l’âge de 3 ans. La raison en est que pendant des millions d’années l’espèce humaine n’a connu que le seul

lait maternel. Donc, après l’âge moyen du sevrage, l’enzyme qui permet de digérer le sucre du lait maternel s’éteint puisqu’elle est inutile. Ce mécanisme est la règle dans l’espèce humaine etil concerne encore 75 % des habitants de la planète.

Lorsque ces personnes boivent du lait après 3 ans, son lactose est métabolisé par les bactéries intestinales pour donner naissance à des produits de fermentation et des agents toxiques. Ces toxines peuvent agir selon un mécanisme analogue à celui d’autres entérotoxines responsables de gastro-entérites.

Les symptômes les plus courants de l’intolérance au lactose peuvent évoquer l’IBS : douleurs abdominales, ballonnements, flatulences, diarrhée, nausée, vomissements, et dans une moindre mesure, constipation. Mais aussi maux de tête, vertiges, difficultés de concentration, douleurs musculaires, eczéma, rhinite, sinusite.

Un quart environ des habitants de la planète, qui sont les descendants de peuples d’éleveurs (Caucase, nord de l’Europe, Amérique du Nord, etc…) ont une mutation qui leur permet de continuer à digérer le lactose après 3 ans.

Certaines études ont trouvé qu’il y a autant d’intolérants au lactose chez les personnes soufrant d’IBS, que chez celles qui n’en soufrent pas.(1) Mais d’autres études au contraire rapportent qu’il y a plus d’intolérance au lactose dans l’IBS (40 % des patients).

L’intolérance au lactose se diagnostique très facilement par un test qui mesure l’hydrogène

expiré après ingestion de 50 g de lactose. Si le test est positif, tout rentre dans l’ordre une fois qu’on a éliminé le lait liquide, les yaourts enrichis en crème ou lait en poudre, les crèmes glacées, yaourts glacés, certains fromages et les produits contenant du lactose (lire attentivement les étiquettes : charcuteries, produits de boulangerie, gâteaux industriels, préparations pour gâteaux, chips et pommes de terre frites, hamburgers, viande de poulet, confiseries, sodas, bière, médicaments…).

Certaines personnes peuvent cependant tolérer quotidiennement de petites quantités de lactose.             Si le lactose n’est pas en cause dans l’IBS, cela ne signifie pas que les laitages eux-mêmes ne le sont pas. Les laitages apportent des protéines comme la caséine ; celle-ci coagule dans l’estomac et elle est difficile à digérer.(2) Une étude a trouvé que les

personnes qui ne tolèrent pas la caséine soufrent plus souvent d’IBS avec diarrhée, ou diarrhée et constipation en alternance.(3)

L’histamine, que l’on trouve dans les fromages, peut aussi provoquer des symptômes de type IBS, comme des diarrhées et des flatulences.(4) 

Le cas du blé et du gluten

Le gluten est un ensemble de protéines du blé, de l’orge, du seigle et de leurs dérivés (épeautre, kamut, triticale). Une fraction de la population, peut-être comprise entre 6 et 10 %, ce qui n’est pas négligeable, est sensible au gluten ou à certaines substances anti nutritionnelles présentes dans les céréales à gluten.

Ces personnes n’ont pas de maladie cœliaque, la maladie auto-immune grave déclenchée par le gluten (voir plus haut). Elles n’ont pas nécessairement d’anticorps, pas d’atteinte intestinale, mais chez elles, l’immunité innée répond à l’ingestion de gluten (ou d’autres constituants) par une réaction inflammatoire.

Les symptômes de la sensibilité au gluten sont proches de ceux de la maladie cœliaque, mais ils peuvent aussi inclure des maux de tête, des troubles de la concentration, des douleurs articulaires, une perte de sensibilité.

Il y a de plus en plus de preuves de l’implication des céréales à gluten dans l’IBS.

Dans une étude, 34 patients soufrant d’IBS qui avaient été améliorés après 6 mois d’un régime sans gluten ont reçu chaque jour pendant six semaines soit du pain et un muffin apportant 16 g de gluten, soit du pain et un muffin sans gluten.

A l’issue de l’étude, les chercheurs ont constaté que 68 % des membres du groupe

« gluten » avaient rapporté des troubles liés à l’IBS par rapport à 40 % des membres du groupe « sans gluten ».(5)

ATTENTION:

Il n’existe pas de test diagnostique sérieux de la sensibilité au gluten.

Si vous soupçonnez une sensibilité au gluten, il faut faire l’essai d’un régime sans gluten de quelques semaines ou plus; c’est le seul moyen de savoir si les céréales à gluten sont vraiment à l’origine de vos troubles.

Sources :

- Santé & nutrition octobre 2013

1 Farup PG, Monsbakken KW, Vandvik PO. Lactose malabsorption in a population with irritable bowel syndrome: prevalence and symptoms. A case-control study.

Scand J Gastroenterol.2004;12:645–649.

2 Boirie Y, Dangin M, Gachon P, Vasson MP, Maubois JL, Beaufrere B. Slow and fast dietary proteins di_ erently modulate postprandial protein accretion. Proc Natl

Acad Sci USA.1997;12:14930–14935.

3 Liden M, Kristjansson G, Valtysdottir S, Venge P, Hallgren R. Cow’s milk protein sensitivity assessed by the mucosal patch technique is related to irritable bowel

syndrome in patients with primary Sjogren’s syndrome. Clin Exp Allergy. 2008;12:929–935.

4 Wohrl S, Hemmer W, Focke M, Rappersberger K, Jarisch R. Histamine intolerance-like symptoms in healthy volunteers after oral provocation with liquid histamine.

Allergy Asthma Proc. 2004;12:305–311.

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